De retour du XIème Forum de Doha (Qatar) consacré au « printemps arabe » en général et au conflit israélo-palestinien en particulier (9 au 11 mai 2011), il est intéressant de répercuter les discussions ayant trait à ce douloureux et inépuisable problème.

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Dictionnaire amoureux des relations internationales. C= conflit israélo-palestinien

Pour l''heure, le processus de paix est au point mort, au désespoir de Mahmoud Abbas et du Fatah.
Et chacun sait que prolonger l''immobilisme ne peut que faire le jeu des extrémistes et continuer les tergiversations conduit au désespoir.
Quelles sont en effet les perspectives ou l''absence de perspectives de paix au Moyen-Orient dans le contexte de l''après Ben Laden, du premier mandat finissant de Barack Obama, du récent accord entre le Fatah et le Hamas et la tentative palestinienne de se faire reconnaître en tant qu''Etat de plein droit par la communauté internationale dès le mois de sepxembre 2011 lors de la session  de l''Assemblée générale des Nations Unies.Avec la chance de récolter de 160 à 180 votes favorables. Un certain nombre d''évidences saute aux yeux.Aucun élément permettant d''espérer la reprise d''une négociation sérieuse n''est en effet présent.
Il est très difficile tout d''abord de reprendre une négociation dans un conflit gelé depuis longtemps.Aucune des parties au conflit n''est en situation de pleinement s''associer à une médiation.Aucune d''entre elles ne veut s''approprier véritablement le processus  de négociation.Israël n''a jamais donné le sentiment de vraiment vouloir la paix.Israël veut bien plutôt se contenter de gérer le conflit et estime pouvoir s''en sortir de cette manière.
Toute sa politique aux Etats-Unis est une politique de relations publiques et non de conquête de la paix.Un aspect paraît évident : les Israéliens et les Palestiniens ne sortiront pas de l''impasse tout seuls.Et rien ne se fera sans les Etats-Unis, n''en déplaise à ceux qui ne supportent plus leur hégémonie et leur suffisance.
 Les Etats-Unis procèdent à une double réflexion dont personne ne connaît l''issue.On sait qu''Obama et ses conseillers débattent de la manière de relancer le processus de paix.
Il leur faudra au préalable décider de l''importance accordée à ce conflit.N''est-il qu''un conflit limité géographiquement ou qui développe au contraire des effets sur une portion beaucoup plus vaste de la planète et de la politique internationale.Le débat est en cours.Deuxièmement les réflexions vont porter sur l''impact d''une éventuelle initiative moyen-orientale de l''administration Obama sur la conquête d''un second mandat pour le président démocrate.Favorable sous l''angle de la démonstration d''une volonté de paix des USA ou défavorable si l''initiative échoue lamentablement.
L''
Amérique hésite à s''engager et l''émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, tire sa révérence sur un constat d''échec.Ce dossier reste-t-il une priorité de politique étrangère pour Washington ?Ce n''est pas si sûr.A Doha, les négociateurs israéliens et palestiniens ont déjà fait savoir que le plan de paix que préparent la France et  l''Union européenne pour cet été…ne servirait à rien.
Alors la prudence est de mise.
 Un Etat palestinien constitué dès cet automne à l''ONU rendra à coup sûr la discussion encore plus acharnée du côté israélien qui ne cédera sur plus grand-chose une fois le fait accompli.L''avertissement a été lancé àDoha. De fait, tout a été négocié et renégocié tant de fois.Aucune surprise n''est possible, ni sur le statut de Jérusalem, ni sur les réfugiés, ni le tracé des frontières et les échanges de territoires.
Il ne manque que des hommes politiques de grande stature des deux côtés et aux Etats-Unis.Le Premier Ministre Nétanyahou ne paraît pas le meilleur choix pour une paix négociée malgré ses dernières déclarations sur les sacrifices historiques qu''il serait prêt à faire selon ses derniers dires …et les Palestiniens sont toujours contraints de discuter  ce qu''ils ne possèdent pas sans avoir rien de concret à proposer en échange.Et pourtant dans le secret des négociations, leur réalisme et l''ampleur de leurs concessions sont remarquables.De plus les Américains n''ont jamais essayé de combler le fossé entre les adversaires et leurs promesses ne sont pas tenues.La situation actuelle est bloquée mais une paix reste possible.
 Pour Washington, l''équation est toutefois compliquée : la reconnaissance de la Palestine par l''
Assemblée générale des Nations Unies est une initiative redoutée ;  l''accord du Fatah avec le Hamas qui ne reconnaît pas l''existence d''Israël complique les choses et les bouleversements en cours dans les pays arabes sont difficiles à saisir et ne facilitent pas forcément la paix.
 

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